Modélisation de l’état cognitif

Les travaux de recherche liés à cette thématique visent à caractériser et à modéliser le fonctionnement cognitif et ses limites dans des situations de travail « extrême » (p. ex. : contrôle aérien, gestion de crises, sport d’élite). Ces environnements complexes et dynamiques — qui impliquent généralement la prise en compte de plusieurs facteurs — sont exigeants sur le plan cognitif, car ils nécessitent de constamment filtrer, traiter et intégrer un flux de données considérable et souvent non pertinent, de comprendre l’interaction entre plusieurs facteurs et de suivre l’évolution incertaine d’une situation. Ces environnements sont propices à la manifestation de phénomènes cognitifs pouvant réduire la conscience de la situation et la qualité des décisions telles que la tunnellisation, c’est-à-dire la propension à négliger des informations critiques (p. ex.: une alarme) lorsque l’attention est dirigée vers un seul aspect de la tâche et la cécité attentionnelle, soit la tendance (involontaire) à ne pas remarquer ce qui se trouve sous nos yeux lorsqu’on y prête attention. Bien que ces vulnérabilités cognitives aient été étudiées à partir de paradigmes bien établis en psychologie expérimentale, leurs correspondances en situation de travail extrême doivent être documentées empiriquement. 

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